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Quitter son job, faire une pause… Tout ce que vous devez savoir

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Les moyens de quitter son job

Credit Photo : griffithchris

Vous rêvez de partir ou de faire une pause dans votre carrière ? Démission et congé sabbatique ne sont pas les seules solutions : découvrez d'autres manières de laisser le travail derrière vous.


Comment savoir s'il est temps de quitter son job ? Claque t-on la porte pour les bonnes raisons ?


Vous vous êtes interrogé sur vos motivations et vous n'êtes plus très sûr d'être à votre place dans votre job. On ne vous apprend rien en vous disant que l'herbe paraît toujours plus verte ailleurs.

Sur Jobijoba on vous propose de passer en revue tous les moyens qui permettent de faire une pause dans son job, de le quitter ou de tout mettre à plat… ailleurs.


Comment démissioner sans accrocs ?


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(Crédit photo : Pixabay @geralt)


La démission s'adresse à tous les salariés en CDI.

Elle permet de rompre un contrat de travail à tout moment et sans justification. Si c'est la façon la plus simple de quitter son poste, elle doit respecter certaines conditions pour être valable :

- Une démission doit être clairement annoncée : la meilleure façon de prévenir son employeur reste la lettre recommandée. Un abandon de poste ou des absences injustifiées ne peuvent pas être perçus comme une démission du salarié.


- Une démission ne vous libère pas immédiatement : il y a toujours un délai de préavis à respecter (hors période d'essai).

Sa durée est définie par convention collective, par la loi ou par le contrat de travail. Un préavis dure en général :

- Un mois pour les employés, les agents de maîtrise et les techniciens.


- Trois mois pour les cadres.


-  Un préavis a la même durée que vous soyez à temps partiel ou à temps plein et commence le jour où votre employeur apprend votre démission.

- Dans le cadre d'une démission pour grossesse, pour élever un enfant ou après un congé pour création d'entreprise, vous pouvez être dispensé de préavis.

- Certaines conventions collectives prévoient deux heures d'absence par jour pendant votre préavis pour votre recherche d'emploi… renseignez-vous !


La démission est un départ volontaire et n'ouvre donc pas droit aux allocations chômage… Sauf si vous démissionnez pour une raison légitime - c'est le cas si vous suivez votre conjoint ou si vous quittez un emploi jugé précaire par exemple.


Quels sont les documents à remettre à la suite d'une rupture conventionnelle ?


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(Crédit photo : Pixabay @congerdesign )


Les documents qui doivent vous être remis à la suite d'une rupture conventionnelle :


- Un certificat de travail


- Un exemplaire de l'attestation Pôle Emploi


- Un reçu pour solde de tout compte


Le départ en congé ne nécessite pas de justification auprès de votre employeur - vous êtes toutefois tenu de l'informer 3 mois à l'avance par lettre recommandée en précisant :

- la date de votre départ

Nouveau système entre la démission et le licenciement, la rupture conventionnelle permet au salarié et à son employeur de se mettre d'accord sur les conditions de la rupture du contrat de travail. Tous les salariés en CDI peuvent la proposer à leur société.

En pratique, comment ça se passe ?

La rupture conventionnelle, un atout pour les salariés


Rupture conventionnelle rime avec un ou plusieurs entretiens avec votre entreprise (auxquels vous pouvez venir accompagné).

L'objectif est de négocier votre départ et de profiter des avantages que réserve la procédure :

- bénéficier des allocations chômage

- partir avec des indemnités défiscalisées

- adapter la date de fin de son contrat

- se séparer de son employeur d'un commun accord.

Le congé, l'alternative à la rupture du contrat


Le congé ou l'année sabbatique est une période de 6 à 11 mois qui vous permet de suspendre votre contrat de travail. Destiné à vous absenter pour vous consacrer à des activités personnelles, c'est un congé non rémunéré qui vous assure de retrouver votre poste à votre retour. Le congé sabbatique s'adresse à tous ceux qui ont au moins 6 années d'expérience, dont 3 (consécutives ou non) au sein de la même entreprise.

Votre employeur peut accepter ou refuser (en se justifiant) votre demande d'année sabbatique dans les 30 jours. Il peut aussi reporter votre départ de 6 à 9 mois. En cas de refus, vous disposez de 15 jours pour contester la décision devant le conseil de prud'hommes.


Un congé pour création d'entreprise se demande au moins 2 mois avant votre départ par lettre recommandée.


Dans votre demande, vous devez indiquer la date à laquelle vous voulez partir, la durée prévue de votre congé et l'activité de l'entreprise que vous allez créer ou reprendre.


Préparez également votre retour : vous devez informer votre employeur de la date à laquelle vous reprenez vos fonctions 3 mois avant la fin de votre congé.A votre retour, vous retrouvez le poste que vous avez laissé et la même rémunération.


Ce congé permet de suspendre votre contrat de travail pour créer, reprendre une entreprise ou participer à la gestion d'une « jeune entreprise innovante »

– à son terme, vous retrouvez votre poste. Un congé pour création d'entreprise dure un an et peut être renouvelé une fois. Vous faites toujours partie des effectifs mais votre employeur ne vous rémunère pas.


Pour en bénéficier, vous devez avoir au moins 2 ans (consécutifs ou non)d'ancienneté dans votre entreprise.

Vous pouvez travailler pendant votre congé sabbatique dans la mesure où vous n'entrez pas en concurrence déloyale avec votre employeur. C'est pour vous l'occasion de tenter une expérience professionnelle différente, comme un nouveau job ou la création de votre propre entreprise par exemple. Tout est possible dans le cadre d'une année sabbatique : une expatriation, une mission humanitaire, un voyage…

L'idée est de se couper du quotidien pour explorer d'autres horizons le temps de quelques mois. Gardez cependant à l'esprit que vous allez réintégrer votre poste : ne coupez donc pas complétement les ponts avec votre entreprise et veillez à donner de vos nouvelles.


A la fin de votre congé, deux solutions s'offrent à vous :


- Vous réintégrez votre l'entreprise au poste que vous aviez laissé

- Vous rompez votre contrat de travail (sans besoin de préavis)

Pour la prise en charge de votre formation, tournez-vous vers le FONGECIF de votre région ou vers l'OPCA dont vous dépendez.

Faites votre demande le plus tôt possible afin de constituer un dossier dans les temps.

Pendant la durée de votre congé, vous percevrez le salaire que vous auriez normalement touché en restant à votre poste.

18/06/2012
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