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Envie de tout plaquer ? Lisez ceci avant !

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Tout quitter et devenir berger ?

Shutterstock @ChaiyonS021

La routine métro-boulot-dodo devient insupportable ? Nous sommes de plus en de plus nombreux à nous interroger sur le sens à donner à notre vie professionnelle. Voici 4 parcours atypiques qui nous montrent comment construire NOTRE solution.


Les experts emploi et blogueurs sur le sujet nous expliquent comment gérer sa carrière, mais parfois un peu comme parole d’évangile, il faut se l’avouer. Dans cet article, nous avons décidé de partager de vrais parcours, ceux de ces « héros quotidiens » qui ont opéré un changement professionnel, avec son lot d’avantages et de contraintes.


1. Faire un break grâce au congé sans solde ou sabbatique

Je me souviens de cette idée très importante qu’un ami m’a dite un jour. « Si en te levant le matin, il te tarde d'être au soir, c’est que tu n’es peut-être pas au bon endroit. Le jour où tu te lèveras heureux de la journée qui s’annonce, c’est que tu seras sur le bon chemin ».

La vie est courte ! Les cadences à suivre, la conjoncture, les syndromes de burnout (épuisement professionnel) ou d’ennui au travail (bore out) se multiplient. Avec eux, une réelle perte de sens et d’utilité dans son travail… Fini les carrières ascendantes et les promotions dans la même entreprise ! On observe de plus en plus de carrières dites nomades, passant par différentes entreprises, différents métiers et jalonnées de transitions professionnelles. Pourtant, ce sentiment « Pas assez bien pour rester, pas assez mal pour partir… », peut finir par faire perdre son envie de changer de voie et de se reconvertir. Le congé sans solde peut permettre de valider une piste ou simplement de faire un break.


Le cas de Marc

Le cas de Marc

Marc, psychomotricien, 31 ans, arrivait au bout d’une étape. S’interrogeant sur les conditions d’exercice de son poste à temps partiel, il souhaitait changer de voie. Grâce à son réseau personnel, il a pu détecter la possibilité de prendre temporairement l’exploitation d’une petite entreprise de transports. Malgré des échanges réguliers avec l’entreprise et un stage court réalisé, comment être sûr de passer le cap et de ne pas être déçu en changeant de métier ? On a tous en tête cette phrase si longtemps rabâchée : « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ».

Qu’à cela ne tienne, Marc a négocié avec son employeur un congé sans solde d’une durée d’un an. Pendant cette date, le contrat de travail est suspendu, mais l’employeur a l’obligation de le réembaucher à l’issue, ce qui représente un gage de sécurité. Pendant son congé, il ne perçoit plus de salaire. De son côté, l’employeur peut accepter ou refuser la demande de congé sans solde.
Dans le cas de Marc, au regard d’une diminution d’activité, la demande a été acceptée. Quant au salaire, il a pu percevoir le salaire du poste de responsable d’exploitation qu’il occupait.

A l’issue de cette année de test réussi, il a finalement quitté son emploi de psychomotricien.


En savoir + sur le congé sabbatique ou congé sans solde :  cliquez ici. 


2. Allier plusieurs formes d’emploi

Je me suis souvent posée cette question. Pourquoi notre épanouissement professionnel ne devrait passer que par un emploi à temps complet. Pourquoi faudrait-il choisir entre être indépendant et la sécurité de l’emploi ? Entre être artiste ou gagner bien sa vie ?

Et si le secret était de cumuler les deux : métier passion et poste plus pérénne ?


L’histoire de Julien

Le cas de Julien

Lors d’une formation courte, j’ai rencontré un formateur web très intéressant et passionné par sa spécialité. A 42 ans, en mal de reconnaissance, il s’interrogeait sur son parcours professionnel et sur son envie de quitter son job. Précédemment sur un poste dans une grande agence de communication, il avait connu stimulation, reconnaissance, mais aussi épuisement et burnout… Il avait alors décidé de se lancer comme indépendant. Signe d’accomplissement certain, mais aussi de nécessité de développement commercial et d’insécurité. Finalement, ce job mal rémunéré de formateur et consultant en stratégie médias, malgré tout, n’était pas si mal…


Face au mal-être grandissant, il a décidé de ne pas choisir entre les deux. Aujourd’hui, il est toujours en poste en tant que formateur, ce qui lui correspond à merveille d’un point de vue de compétence, mais aussi au regard de la stabilité et du temps qu’il lui confère. En parallèle, il intervient comme indépendant sur des prestations de conseil. Cet équilibre lui permet d’allier sécurité et épanouissement professionnel. Il est aujourd'hui formateur / rédacteur web / consultant en stratégie de contenus et photographe.


Dans la même veine, de nouvelles formes de travail apparaissent. On parle désormais des « slashers », ces individus qui choisissent la pluri-activité, autrement dit, le cumul de plusieurs missions ou postes. Selon une étude réalisée pour le Salon des micro-entreprises fin 2015, 16 % des actifs jonglent entre au-moins deux métiers. Une tendance de fond qui continue de se développer. Ceux qui y ont recours, le font tant par contrainte que par choix. Poste en CDD ou en CDI à temps partiel et activité d'indépendant peuvent ainsi se compléter. Chargé de production/scénariste et vendeur d'huîtres, coach en insertion/formateur et tapissier décorateur en sont quelques exemples.


3. Le télétravail ou en plus fun, le « home office »

Très dans l’ère du temps, mais, à mon grand regret, encore difficile à négocier auprès d’une entreprise. Selon une étude menée par le Think Thank Terra Nova, en partenariat avec Jobijoba, " les ville-centre des grandes aires urbaines de France accueillent un quart des 25 millions d’habitants de ces zones, mais concentrent entre 50% et 60% des offres d’emploi en ligne observées en 2015 ». Alors, demain tous entassés dans le métro ? Les temps de trajets s’allongent de plus en plus. 

Le home office permettrait ainsi de pouvoir travailler à distance, du moins sur quelques heures ou sur des journées dédiées à l'échelle d'un mois, voire plus. Loin de casser les relations professionnelles, il permet à tous ceux avides de plus de liberté et de flexibilité d’y trouver une réponse.


La vie rêvée d’Haydée 

Haydée Bouscasse de Travel Plugin

A l’extrême, Haydée du blog Les travailleurs nomades, nous raconte son quotidien à l’autre bout du monde. L’informatique est en effet un excellent moyen pour pouvoir travailler de n’importe où, dès qu’une connexion internet est disponible. Elle nous donne des conseils pour créer son business et pour travailler en voyageant.

Voir toutes les offres d'emploi en télétravail 

4. L’expatriation : aller chercher une autre vie  

Autre solution : partir. Pour tous les aventuriers à la recherche d’une autre vie, certains pays offrent des perspectives d’accueil intéressantes aux travailleurs maîtrisant des langues étrangères. Les visas PVT (Programme Vacances Travail), Working Holiday ou encore les VIE sont des solutions intéressantes pour s'expatrier. Si vous recherchez des idées de destination, pensez à la Nouvelle-Zélande, ou encore à l'Allemagne qui offrent de belles perspectives d'emploi. 

Selon les propos du maire de Québec, Régis Labeaume, relayés par Objectif Aquitaine, "la ville du plein emploi manque de bras et de cerveaux" et recherche des candidats à l'immigration. Il évoque des arguments de taille : salaires plus élévés et loyers plus bas.

Le parcours de Clarisse

Exptratriation

Clarisse, 24 ans, jeune diplômée, fraichement sortie de son stage de fin d'étude au service marketing d'une grande entreprise de tabac mondialement connue, a décidé de partir explorer d'autres horizons et d'en profiter pour monter en compétences en Anglais. Elle est donc partie dans le cadre d'un visa PVT en Australie.


A son retour en France, son expérience lui a permis de rebondir rapidement et de trouver un emploi en moins de 3 mois. Son expérience à l'étranger et les petits boulots occupés dans la restauration lui ont permis de préciser son projet professionnel. Elle est aujourd'hui manager dans le domaine de la restauration.


Cet article est dédié à toutes ces personnes qui ont su construire leur propre solution, comme Emmanuel, cet informaticien devenu maçon et spécialiste en rénovation, ou encore Alex, ayant quitté une place confortable en tant que directeur d’études pour parcourir le monde. J’oubliais Mathieu, ancien conseiller clientèle en banque devenu aide-soignant pour se sentir en accord avec lui-même…

Selon un grand monsieur de l’orientation en France, André Chauvet, un bon conseil en matière d’orientation et d’emploi ne doit pas trouver pour vous la bonne orientation, mais vous permettre de vous mettre en chemin. Mieux, de créer votre propre chemin (même si bien sûr rien n'est jamais totalement gagné d'avance et sans embûche). Le secret est de se mettre en situation d’opportunités, savoir les déceler, les créer, en parler autour de soi. 

J'espère que ces 4 parcours hors des sentiers battus vous permettront d'envisager le vôtre...

le 15/05/2019

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3 commentaires

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Merci à votre site très constructif et qui prèsente une alternative au formalisme, Merci pour l'article, comme quoi il y a des alternatives au mode métro-boulot-dodo ... S'ouvrir, oser regarder nos peurs, imaginer, En ce qui me concerne, j'ai fait quelques années de commercial, ensuite du développement informatique, puis un sacré burn out avec l'impossibilité de continuer dans la même voie, aujourd'hui je pense (à valider) travailler dans le batiment, dans le domaine de la rénovation, et pour citer la fin de l'article, "un nouveau chemin vers de nouvelles possibilités", a+

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Anne-Julie Jobijoba - le 17/08/2017

Merci pour ce beau témoignage Oliv ! Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite !

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J'ai 52 ans, et j'ai fait une formation de développeur logiciel, afin de changer radicalement de métier. Résultat : aucune entreprise ne me fait confiance, parce que dans ce pays, les "seniors" doivent avoir de l'expérience dans leur métier. Conclusion : pas de changement de carrière possible. A 52 ans, je suis tout juste bon pour la casse.

4 réactions -

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Markos - le 18/08/2017

Cette petite réponse pour te remercier de prendre la peine de me répondre. Je ne veux pas relancer la discussion en te disant qu'à 52 ans, oui, tout ce que tu préconises, je l'ai déjà fait, et que ça n'a jamais été très concluant. J'ai pris un rendez-vous avec ma conseillère Pôle Emploi, mais elle est en vacances et m'a fixé un rendez-vous pour la fin du mois. Or, ma fin de droits est pour le 7 septembre. Je continuerai cependant à me battre. Je voulais apporter mon témoignage pour dire aux jeunes : choisissez une voie, et choisissez-la bien. Quand on est senior, on ne peut pas changer de voie. Merci encore pour tes conseils, ta bienveillance et tes encouragements.

OLiv - le 17/08/2017

D'abord un très grand bravo pour avoir eu le courage, la force, l'énergie, la motivation, l'envie de te reconvertir, c'était un énorme challenge, de A à Z, et tu as réussi ... Ne t'idendifie pas en tant que personne à tes difficultés professionnelles ... Tu es une personne avec d'énormes qualités personnelles et professionnelles, ne perd pas l'estime de toi, ne te dévalorises pas ... mais en avant tes compétences, tes motivations tes qualités .... si tu as besoin de soutien, demande de l'aide, ne te bats pas seule, car il y a beaucoup de personne qui souhaite ta réussite, évidemment, tu peux trouver de l'aide aupres des Maisons de l'Emploi je crois ou aupres d'Association qui aide les demandeurs d'emploi (cherche sur le net) ... Et secoue Pole Emploi (en douceur :)) est ce qu'il n'aurait pas un de leur conseiller en lien avec des SSII, pour te présenter ... Courage, nous sommes avec toi

Markos - le 17/08/2017

Merci, Anne-Julie, mais tout ça, je le fais activement. J'ai même fait jouer un contact que j'ai dans une SSII, et j'ai postulé de mon côté dans cette même SSII, mais c'est silence radio !... Et je continue à démarcher les SSII, sans succès. Merci en tout cas, pour votre optimisme et vos encouragements.

Anne-Julie, Jobijoba - le 17/08/2017

Courage Markos ! Changer de voie implique aussi de redevenir débutant et de devoir convaincre votre futur nouvel employeur. Un frein, une embûche n'est pas le signe de la fin, de l'échec, mais de solutions nouvelles à envisager pour convaincre. Faites jouer votre réseau, cibler des grandes entreprises ou SSII en capacité d'absorber l'arrivée d'un développeur "junior"... Courage !

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le plein air et la nature

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nanouchka - le 10/08/2017

Comment ferait une infirmière un médecin un plâtrier un boulanger .... sans bouger de chez eux ! Travailler qd on en a envie .... donc plus de pain .. plus de soins .. il serait moins hypocrite de dire que certains meneurs politiques voudraient vous faire croire à un salaire en restant chez soi ?? !! et bien cela me fait bien rire ! enfin je ris jaune !

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