Vos missions en quelques mots Missions : L'un des défis majeurs de la planétologie est de comprendre les mécanismes d'accrétion des planétésimaux, premiers corps planétaires à se former dans les disques protoplanétaires. Intuitivement, on pourrait s'attendre à ce que les planétésimaux de plusieurs kilomètres croissent par accrétion progressive d'agrégats plus petits. Cependant, ce scénario est rendu improbable par la forte probabilité de fragmentation lors de la collision de ces agrégats et leur accrétion rapide sur l'étoile centrale. Pour lever les obstacles à l'accrétion, il est nécessaire de réduire drastiquement le temps d'agrégation des particules de poussière. C'est le cas du mécanisme d'effondrement gravitationnel, selon lequel des essaims de particules peuvent atteindre un seuil de densité déclenchant leur effondrement en planétésimaux de plusieurs kilomètres. Des indices observationnels en faveur de ce mécanisme existent (par exemple, l'abondance de grands astéroïdes binaires dans le système solaire externe), mais ils sont particulièrement rares, car la plupart des populations d'astéroïdes ne sont plus représentatives des premiers planétésimaux. Les modèles d'effondrement gravitationnel prédisent la distribution des fréquences de taille (DFT) de la population de planétésimaux après accrétion. Une approche pour tester la validité de ces modèles consiste à utiliser des modèles d'évolution collisionnelle, qui simulent l'évolution dynamique de la DFT initiale des planétésimaux et comparent le résultat à la population actuelle d'astéroïdes. Cependant, le problème est mal posé, car plusieurs DFT initiales peuvent correspondre aux observations actuelles, compte tenu des incertitudes. Il est donc nécessaire de trouver des méthodes complémentaires pour caractériser la DFT initiale du système solaire. Les microstructures métallographiques des météorites sont directement liées à l'histoire thermique, et donc à la taille, de leurs planétésimaux parents. Une étude systématique des tailles des corps parents des météorites apparaît ainsi comme une alternative pour contraindre la DFT d'un sous-échantillon de la population de planétésimaux. Les météorites de fer, que l'on pense s'être formées dans les noyaux de planétésimaux, aussi bien dans le système solaire interne que externe, présentent un intérêt particulier pour cette étude. La vitesse de refroidissement des météorites de fer reflète l'épaisseur du manteau silicaté recouvrant le noyau et est donc directement liée à la taille du corps. Activités : L'objectif principal du projet est d'estimer la taille du corps parent pour la majorité des groupes de météorites de fer et de la comparer aux distributions de taille des planétésimaux (SFD) prédites dans la littérature. Pour estimer la taille du corps parent, il est proposé de déterminer, pour plusieurs météorites de chaque groupe, leurs vitesses de refroidissement dans deux intervalles de température. Ceci peut être réalisé en co Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr Profil recherché Competences : Le candidat doit être titulaire d'un doctorat dans les grands domaines de la métallurgie, des sciences planétaires, de la minéralogie ou des sciences des matériaux. Une expertise dans certains des domaines suivants (ou une forte motivation à en acquérir une) est attendue : météorites de fer, pétrographie, MEB, EDS, EBSD, diagrammes de phases, diffusion à l'état solide, modélisation thermique, programmation (Python). Contraintes et risques : Aucun risque n'est associé à ce poste Niveau d'études minimum requis Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents Spécialisation Formations générales Langues Français Seuil
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