Vos missions en quelques mots Missions : Les modèles de répartition des espèces végétales (SDM) constituent un outil important pour prédire les impacts du changement climatique sur les communautés et les écosystèmes, mais leur précision dépend de leur capacité à refléter les facteurs qui déterminent en fin de compte la fitness des plantes, notamment l'absorption des ressources, la tolérance au stress et les interactions entre espèces. Un exemple typique est la théorie de la répartition optimale (OPT), un paradigme dominant de l'allocation des ressources végétales qui décrit la capacité des plantes à ajuster la répartition entre racines et tiges en réponse à des carences en ressources au-dessus et en dessous du sol. L'OPT conduit à une colimitation des ressources pour la croissance des plantes dans de nombreuses conditions. Par exemple, une augmentation de la disponibilité en lumière ou de la durée de la saison de croissance accroît le gain annuel en carbone, ce qui améliore la capacité d’une plante à capter des nutriments grâce à un investissement souterrain accru, et vice-versa. Cela suggère que les facteurs climatiques et pédologiques devraient couramment interagir pour déterminer la fitness des plantes et les changements potentiels dans les positions spécifiques de l’aire de répartition (par exemple, en périphérie ou au centre) dans un climat en mutation, pourtant, les modèles de distribution des espèces (SDM) basés sur la corrélation ne disposent pas d’une méthode formelle pour intégrer de telles extensions de la théorie fonctionnelle des plantes. L'OPT prédit notamment que les plantes sont présentes dans un éventail plus large de conditions édaphiques dans des habitats plus riches en énergie, grâce à des processus de compensation. Par exemple, sur les sites où l'évapotranspiration effective (AET) est plus élevée et où l'eau et l'énergie sont plus disponibles, les individus devraient être capables de résister à un plus large éventail de facteurs de stress liés au sol, y compris la faible disponibilité en nutriments due à des sols extrêmement acides ou basiques. Dans les modèles de distribution basés sur la corrélation, cela se traduirait par des interactions entre le climat (AET) et des facteurs pédologiques tels que le pH, et expliquerait pourquoi certaines espèces semblent présenter une plus grande spécialisation édaphique dans les zones plus froides ou plus sèches de leur aire de répartition. Les différences de potentiel de croissance entre les espèces peuvent également jouer un rôle important ; par exemple, un gain global de carbone plus important chez les espèces envahissantes non indigènes pourrait leur permettre de s'adapter à un plus large éventail de conditions pédologiques dans les mêmes conditions climatiques que les espèces indigènes. Les interactions compétitives ou facilitantes modifieront encore ces schémas, d'une manière qui pourrait être prédite par la théorie de l'allocation. Ce projet postdoctoral ut Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr Profil recherché Competences : Exigences - Doctorat en écologie végétale, écologie spatiale, écologie du paysage, sciences de la végétation ou dans des domaines connexes - Maîtrise de l'anglais écrit et parlé - Maîtrise avérée des analyses spatiales et statistiques sous R ou Python Souhaitable - Preuve de solides compétences en informatique et en analyse de grands ensembles de données - Expérience en modélisation bayésienne hiérarchique - Connaissances approfondies en écologie fonctionnelle des plantes - Maîtrise du français écrit et parlé Contraintes et risques : Niveau d'études minimum requis Niveau Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents Spécialisation Formations générales Langues Français Seuil
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