Ce projet s’inscrit dans une collaboration entre l’Office Français de la Biodiversité et le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, se focalisant sur la dynamique des populations d’espèces exploitées par l’homme dans le but de développer des stratégies de gestion adaptées. Il vise spécifiquement à développer, explorer et évaluer de nouvelles méthodes d’analyse statistiques et de diagnostic mobilisant différentes sources de données pour améliorer les estimations de taille de populations, de tendances temporelles des variations d’effectifs, ainsi que celles des autres paramètres démographiques (survie, fécondité, succès reproducteur, etc.). Ces modèles de population intégrés (IPM) sont de plus en plus utilisés en écologie. Ils présentent des avantages évidents comme la possibilité d’estimer certains paramètres difficiles à estimer sur des jeux de données séparés et améliorer leur précision mais nécessitent des précautions particulières pour éviter d’aboutir à des résultats irréalistes. La finalité de ces travaux sera notamment de mieux évaluer la durabilité des prélèvements liés à l’exploitation (chasse ou pêche) pour différents taxons, aux traits d’histoire de vie variés, ce qui constitue un élément essentiel pour généraliser les approches de gestion adaptative. Des IPM ont déjà été utilisés pour prédire l’impact des prélèvements sur la dynamique des populations animales exploitées. Cette collaboration vise à tenir compte de manière plus fine des différents types de prélèvements, selon leur chronologie, leur répartition spatiale, la catégorie des individus ciblés, etc., ceci en considérant un large spectre démographique (espèces rapides – espèces lentes) chez trois grands groupes de vertébrés (mammifères, oiseaux et poissons). Les résultats attendus sont d’abord d’ordre méthodologique : proposer de nouvelles méthodes ou améliorer des méthodes existantes pour accroître nos connaissances sur les paramètres des populations et l’impact des prélèvements sur leur dynamique. Ils permettront également d’estimer des paramètres qui sont à ce jour encore inconnus ou imprécis pour un certain nombre d’espèces et donc d’appuyer les décisions relatives aux réglementations nationales et européennes à adopter dans le cadre de la gestion adaptative. A plus long terme, un des enjeux opérationnels du projet sera d’être capable de prédire la trajectoire d’une population en fonction du prélèvement (intensité, catégories sexe/âge, etc.), en tenant compte de l’impact des autres pressions et notamment du changement climatique, afin de pouvoir proposer des scenarii de gestion robustes en fonction des objectifs d’évolution de population. Il permettra aussi de mieux comprendre quelles sont les données à collecter (et les plans d’échantillonnage afférents) pour répondre à ces enjeux.
Pour répondre à ces objectifs, le projet s’appuiera sur le développement de modèles intégrant différentes sources de données, d’abord sur la base de simulations de de données, de manière cohérente avec les jeux de données réellement disponibles ou en projet d’acquisition, ainsi que sur des analyses de jeux de données existants dont la collecte est coordonnée par l’OFB (notamment des suivis à long terme sur les ongulés sauvages, les anatidés, les bécasse et bécassines ou les salmonidés) ou disponibles auprès de partenaires et d’acteurs de terrain (par exemple des associations de chasseurs). Le projet s’appuiera notamment sur plusieurs cas d’études aux fonctionnements démographiques variés pour que les résultats soient généralisables au plus grand nombre d’espèces exploitées.
Activités
- Recherche bibliographique
- Analyse de données de capture-marquage-recapture, de fécondité, de structure et taille de population et de prélèvements cynégétiques
- Développement et ajustement de modèles de population intégrés
- Développement de simulations pour valider la pertinence des modèles
- Rédaction de rapports scientifiques et d’articles internationaux
Compétences
- Connaissances / intérêt pour la gestion de la faune sauvage
- Forte compétence en modélisation statistiques dans un cadre bayésien
- Compétences en développement de modèles de population intégrés
- Compétences en démographie et en dynamique des populations animales
- Une expérience antérieure sur des thématiques d’espèce exploitée serait un plus
Savoir-être :
- Capacité à travailler activement en collaboration avec des partenaires locaux et distants
- Autonomie dans le travail et notamment la gestion et l’analyse de données
Contexte de travail
La personne sera le maillon essentiel du partenariat entre le CEFE et l’OFB et sera basée au CEFE dans l’équipe HAIR (Human-Animal Interactions) qui est une équipe en pointe sur la modélisation en dynamique des populations. La personne sera encadrée par Aurélien BESNARD au CEFE (directeur d’étude de l’EPHE au CEFE dans l’équipe HAIR) et Kévin LE REST à l’OFB (chargé de recherche au sein de la direction recherche et appui scientifique).
Il faudra intéragir également avec d’autres personnes impliquées dans ce partenariat et sera amené à se déplacer sur différentes implantations de l’OFB pour rencontrer certaines d’entre-elles, en particulier à Pérols (34), Châteauvillain (52) et Nantes (44) qui accueillent plusieurs chargés de recherche de l’OFB impliqués sur les questions de gestion adaptative des espèces exploitées.
La personne travaillera également de manière plus étroite avec Maryline Pellerin (OFB, chargée de recherche au sein de la direction de la recherche et appui scientifique), notamment sur les questions/données concernant les ongulés sauvage.
Un doctorat démarrera à l’automne 2026 sur cette thématique et sera en interaction forte dans l'équipe. La personne recrutée réfléchira avec l’équipe projet pour définir plus précisément ce sujet de thèse et participer à sa bonne mise en œuvre.
La personne sera le maillon essentiel du partenariat entre le CEFE et l’OFB et sera basée au CEFE dans l’équipe HAIR (Human-Animal Interactions) qui est une équipe en pointe sur la modélisation en dynamique des populations. La personne sera encadrée par Aurélien BESNARD au CEFE (directeur d’étude de l’EPHE au CEFE dans l’équipe HAIR) et Kévin LE REST à l’OFB (chargé de recherche au sein de la direction recherche et appui scientifique).
Il faudra intéragir également avec d’autres personnes impliquées dans ce partenariat et sera amené à se déplacer sur différentes implantations de l’OFB pour rencontrer certaines d’entre-elles, en particulier à Pérols (34), Châteauvillain (52) et Nantes (44) qui accueillent plusieurs chargés de recherche de l’OFB impliqués sur les questions de gestion adaptative des espèces exploitées.
La personne travaillera également de manière plus étroite avec Maryline Pellerin (OFB, chargée de recherche au sein de la direction de la recherche et appui scientifique), notamment sur les questions/données concernant les ongulés sauvage.
Un doctorat démarrera à l’automne 2026 sur cette thématique et sera en interaction forte dans l'équipe. La personne recrutée réfléchira avec l’équipe projet pour définir plus précisément ce sujet de thèse et participer à sa bonne mise en œuvre.
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