Informations générales Organisme de rattachement CNRS Référence UMR7058-THOKIC-001 Date de début de diffusion 08/04/2026 Date de parution 10/04/2026 Date de fin de diffusion 29/04/2026 Intitulé long de l'offre Thèse de doctorat (H/F) : Photoprotection chez les arbres indigènes et invasifs Date limite de candidature 29/04/2026 Nature du contrat CDD de 3 ans Versant Fonction Publique de l'Etat Catégorie Catégorie A (cadre) Nature de l'emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels Domaine / Métier Recherche - Chercheuse / Chercheur Statut du poste Vacant Intitulé du poste Thèse de doctorat (H/F) : Photoprotection chez les arbres indigènes et invasifs Descriptif de l'employeur Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Créé en 1939 et dirigé par des scientifiques, il a pour mission de faire progresser la connaissance et être utile à la société dans le respect des règles d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique. Description du poste Sujet de thèse : Les arbres invasifs constituent une menace pour la durabilité des forêts dans les Hauts-de-France. Plusieurs espèces ont déjà démontré leur capacité à transformer les écosystèmes (par exemple le merisier tardif, le robinier faux-acacia ou l’érable negundo), tandis que d’autres se propagent rapidement depuis d’autres régions d’Europe occidentale (par exemple le chêne rouge d’Amérique). Avec l’augmentation des événements climatiques extrêmes, entraînant des conditions de stress telles que la sécheresse et les fortes chaleurs, une question majeure pour les gestionnaires forestiers est de comprendre comment ces nouveaux stress modifieront les interactions entre arbres indigènes et invasifs. Des travaux récents montrant que les plantes forestières invasives de l’hémisphère Nord présentent une efficacité d’utilisation de la lumière plus élevée ont ouvert de nouvelles questions de recherche concernant la fonction photosynthétique des espèces invasives et leur phénologie de croissance. Lorsque les feuilles absorbent plus de lumière qu’elles ne peuvent en utiliser pour la photosynthèse, notamment en conditions de stress, les processus de dissipation non photochimique (NPQ) dans les chloroplastes permettent d’évacuer l’excès d’énergie lumineuse sous forme de chaleur. Ce mécanisme réduit l’efficacité photosynthétique d’utilisation de la lumière. Une hypothèse encore peu explorée pour expliquer l’efficacité accrue d’utilisation de la lumière chez les arbres invasifs est que, dans des conditions environnementales identiques, ces espèces seraient capables de continuer à photosynthétiser à des moments où les espèces natives ne le peuvent plus. Elles auraient ainsi moins besoin de pigments photoprotecteurs, tels que les anthocyanes, les caroténoïdes et d’autres pigments. Bien que la quantification du NPQ et l’étude de la composition pigmentaire aient fait l’objet d’importantes recherches en agriculture dans une perspective d’optimisation de la production, la dynamique du NPQ n’a quasiment pas été étudiée chez les espèces invasives, et le cycle des xanthophylles reste peu exploré dans une perspective globale de tolérance à l’ombre. Il est important de noter que certains aspects de la NPQ peuvent être suivis en temps réel à partir de données de réflectance spectrale. Cela ouvre la possibilité d’un suivi continu de la dynamique croissance–stress des plantes chez les arbres indigènes et invasifs en conditions réalistes de terrain, grâce à de petits capteurs de réflectance ou à la télédétection par drone. Les objectifs spécifiques de ce projet de thèse sont doubles : 1. Comparer expérimentalement les dynamiques photoprotectrices et photoproductives des espèces natives et invasives en lien avec le cycle des xanthophylles. 2. Identifier les meilleures pratiques de télédétection de l’efficacité d’utilisation de la lumière photosynthétique en laboratoire, dans l’objectif de suivre en temps réel la répons Voir plus sur le site emploi.cnrs.fr Conditions particulières d'exercice Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche. Descriptif du profil recherché Contraintes et risques : Nous recherchons un(e) étudiant(e) très motivé(e), avec un fort intérêt pour l’écologie fonctionnelle des plantes et les mécanismes physiologiques de tolérance au stress et de compromis de croissance. Le ou la candidat(e) devra être titulaire d’un Master (ou équivalent) en : • biologie végétale • écologie • écophysiologie • sciences de l’environnement • ou dans un domaine proche Qualifications requises • solides connaissances en physiologie végétale et écologie • bonnes compétences quantitatives et statistiques (expérience avec R ou logiciel équivalent) • excellentes capacités d’organisation et rigueur scientifique • bonnes compétences écrites et orales en anglais Compétences souhaitées • bonnes connaissances en photosynthèse et/ou biochimie foliaire • expérience en : o échanges gazeux foliaires o fluorescence chlorophyllienne o HPLC • connaissances des mécanismes photoprotecteurs (ex. : cycle des xanthophylles) Le ou la candidat(e) devra faire preuve d’autonomie, de curiosité scientifique et d’une capacité à travailler à la fois de manière indépendante et collaborative dans un environnement international. Temps plein Oui Rémunération contractuels (en € brut/an) La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel Localisation du poste Europe, France, Hauts de France, Somme (80) Géolocalisation du poste AMIENS Lieu d'affectation (sans géolocalisation) 80037 AMIENS (France) Critères candidat Niveau d'études / Diplôme Niveau 7 Master/diplômes équivalents Spécialisation Formations générales Langues Français (Seuil)
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