Le projet a pour but de répondre aux attentes de l’objectif 3 des priorités France 2030 « Décarboner l’Industrie », sur l’axe Produits biosourcés et biotechnologie industrielle - carburants durables. Le développement de la Bioéconomie est stratégique pour la France car il permet de répondre aux attentes sociétales afin de substituer les produits issus des matières premières fossiles par des produits et carburants biosourcés.
Les bioraffineries, en développement depuis plusieurs années, sont des entreprises capables de valoriser complètement la matière première végétale en produits, matériaux et énergie (chaleur, électricité,biocarburants), comme le font les raffineries pétrolières. Il existe de nombreuses bioraffineries de première génération (utilisant des matières premières alimentaires comme les céréales, les plantes oléagineuses ou sucrières) qui, pour des raisons principalement éthiques, ont vocation à être remplacées par des bioraffineries de deuxième génération (utilisant de la biomasse végétale non alimentaire comme le bois, les plantes annuelles, les co-produits lignocellulosiques agricoles, les papiers et cartons recyclés …).
D’un point de vue plus technique, la valorisation de la biomasse végétale en produits biosourcés, biocarburants et bioénergie se fait dans une bioraffinerie qui fractionne, purifie et valorise tous les composants de la biomasse par des procédés durables. Les bioraffineries intègrent des procédés physiques, chimiques et/ou biologiques, ces derniers étant de plus en plus sollicités pour pallier les inconvénients des premiers. Le développement des bioraffineries ne pourra se faire sans la mise au point de procédés de purification des fractions, ni une caractérisation complète des molécules biosourcées obtenues.
Ces nouveaux développements devront veiller à utiliser les matières premières et à mettre en œuvre de nouveaux procédés dans le respect du développement durable. Ainsi, les calculs d’empreinte environnementale via la réalisation d’analyses de cycles de vie seront centraux dans ces développements. Par ailleurs, cette compétence est au centre des transformations des métiers de demain, permettant aux ingénieurs et aux docteurs de mieux évaluer les impacts des transformations industrielles sur le cycle de vie complet des produits, en lien avec l’économie circulaire et la valorisation des co-produits par exemple.
Objectifs et missions
Afin de faire ces choix de façon éclairée sur le plan des impacts environnementaux, il est nécessaire de développer des Analyses de Cycle de Vie simplifiées ou modulaires, qui fourniront des indicateurs et leviers aux concepteurs/décideurs et permettront de former les futurs professionnels sur des données et modèles pertinents.
Les missions confiées porteront sur le développement de modules de formation sur l’empreinte environnementale des bioraffineries dans les écoles d’ingénieurs PAGORA et GI, en s’appuyant sur les expertises des enseignants-chercheurs et des chercheurs impliqués dans le projet BIORAF. Ces parcours s’appuieront sur une boîte à outil générale et sur des exemples spécifiques grâce, par exemple, à la création d’une base de données ACV relative aux biotechnologies ou au développement d’une méthodologie pour la réalisation d’ACV pour le scale up de nouvelles installations (à partir des données d’installations existantes). L’ingénieur(e) sera également contributeur à la boîte à outil.
L’ingénieur sera également en charge de créer des études de cas et des exemples spécifiques à la thématique biotechnologies/bioraffinerie pour les intégrer aux modules d’auto-formation des élèves ingénieurs et des masters des formations associées au projet Bioraf. L’ingénieur pourra s’appuyer sur les travaux des doctorants et des partenaires du projet pour alimenter les modules de formation.
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