Missions :
La pollution atmosphérique par les pesticides représente un enjeu environnemental et sanitaire majeur. Lors de leur application sur les cultures agricoles, une part des pesticides n’atteint pas sa cible et se disperse dans l’atmosphère, où ils peuvent être transportées sur de longues distances, parfois jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres du lieu d’application (van Dijk and Guicherit, 1999; Mayer et al., 2024). Cette dispersion atmosphérique contribue à la contamination des pluies, des nuages et des particules en suspension (Bianco et al., 2025; Guillaume et al., 2025; Khoury et al., 2024; Décuq et al., 2022). Les pesticides une fois présents dans l’atmosphère, peuvent être déposés par voie humide ou sèche, ou encore re-volatilisés, affectant ainsi les écosystèmes terrestres et aquatiques, ainsi que la santé humaine (Coscollà et al., 2017; Munaron et al., 2023). Malgré leur ubiquité et leur toxicité avérée, les mécanismes de transfert et de dépôt des pesticides dans l’atmosphère restent partiellement méconnus, notamment en raison de la complexité des matrices environnementales et de la diversité des molécules impliquées.
Dans ce contexte, le développement de stratégies d’échantillonnage des dépôts atmosphériques et de méthodes analytiques robustes, sensibles et spécifiques sont essentiels pour caractériser la présence, la distribution et le devenir des pesticides dans les dépôts atmosphériques. Ce stage s’inscrit dans une démarche d’amélioration des connaissances sur les voies de transfert des pesticides par déposition humide et sèche, en vue de mieux évaluer leur impact, d’améliorer la surveillance environnementale et d’orienter les politiques publiques de réduction des émissions.
Activités :
1. Réaliser une revue bibliographique des méthodes de prélèvement, d’extraction et d’analyse des pesticides dans les matrices eaux de pluie, aérosols, dépôts secs.
2. Développer et valider une méthode d’extraction et d’analyse de pesticides dans les dépôts atmosphériques (phase dissoute et non dissoute) selon des critères normatifs (limites de détection, répétabilité, justesse, etc.) et les appliquer à des échantillons réels.
3. Analyser et interpréter des résultats obtenus par GC-MS/MS et LC-MS/MS, à l’aide de logiciels dédiés
4. Rédiger un rapport de stage ou une publication scientifique
Ces travaux pourront être poursuivis dans le cadre d’une thèse, avec la mise en place de campagnes de mesure in situ pour évaluer la dynamique des dépôts atmosphériques de pesticides à différentes échelles spatiales et temporelles en collaboration avec l’observatoire MERA ().
Étudiant(e) en Master 2 Chimie Analytique, Environnement, ou équivalent.
Savoir être :
5. Autonomie, curiosité et capacité à travailler en équipe
Savoir faire :
6. Goût pour le travail expérimental, la rigueur scientifique et l’analyse critique
Connaissances :
7. Connaissances solides en chimie analytique et en techniques séparatives
Conditions :
Le poste est à pourvoir à compter du 01/03/2026 pour une durée de 6 mois.
Renseignements et modalités de dépôt de candidature :
8. Pour tout renseignement sur le poste, merci de vous adresser à : Bourin, Aude, ingénieure de recherche,, 0327712618 ; Millet Maurice, professeur,, 0368852866
9. Pour tout renseignement administratif, merci de vous adresser à la Direction des Ressources Humaines :
10. Cet emploi est proposé en mobilité pour un fonctionnaire ou bien sous forme de contractuel de droit public.
11. Par ailleurs, le poste peut être aménagé pour une personne en situation de handicap.
En cliquant sur "JE DÉPOSE MON CV", vous acceptez nos CGU et déclarez avoir pris connaissance de la politique de protection des données du site jobijoba.com.