1 INFIRMIER EN PRATIQUE AVANCÉE - H/F
CDI – Temps plein 100 %
Pôle Soins Aigus Intensifs
Textes de référence
• Code de la santé publique : exercice en pratique avancée (art L4301-1 à L4301-2)
• Arrêté du 18 juillet 2018 fixant les listes permettant l’exercice infirmier en pratique avancée en application de l’article R4301-3 du code de santé publique
• Décret N°2025-55 du 20 janvier 2025 relatif aux conditions de l’accès direct aux infirmiers de pratique avancée
• Arrêté du 25 avril 2025 modifiant l’arrêté du 18 juillet 2018 fixant les listes permettant l’exercice de la profession d’infirmier en pratique avancée en application de l’article L4301-3 du code de la santé publique
Présentation du pôle SAI
La filière soins aigus et intensifs a pour mission de proposer un plateau technique, à disposition des personnes concernées présentant une décompensation psychiatrique, soit pour un premier épisode soit en support des secteurs, à travers différentes unités permettant de proposer des prises en charges adaptées à la clinique.
La filière SAI est composée de différents services, qui partagent des objectifs et des missions communes.
Les missions de la filière sont :
· L’évaluation clinique des personnes concernées entrant dans la filière, évaluation holistique, psychiatrique mais aussi somatique et sociale ;
· La prise en charge du trouble psychiatrique aigu ou de la crise, en étant référent de la prise en charge lors de la présence de la personne concernée sur la filière ;
· La coordination du parcours de soin, dès l’entrée de la filière, en s’appuyant sur les cadres et IPA du service, avec l’orientation au décours pensée dès le début de la prise en charge, en orientant les patients vers les soins les plus adaptés (secteurs, mais aussi médecine de ville). Pour ce faire, la filière sera d’emblée ouverte vers la cité, avec la constitution de partenariats extérieurs ;
· Concourir au rétablissement des personnes concernées, en travaillant l’accueil au sein de la filière pour les premiers épisodes psychiatriques, en proposant des soins au plus près des besoins des personnes, et en privilégiant les soins libres et les prises en charge ambulatoires dès que possible ;
Les objectifs de la filière sont :
· Proposer les soins adaptés aux patients en fonction de leurs besoins et de leurs troubles, en maintenant les personnes concernées au centre des soins dans une optique « d’empowerment », et ainsi limiter les ruptures de soins et le handicap psychique ;
· Travailler sur le moindre recours à l’isolement, et le moindre recours aux mesures de privations de liberté de manière plus générale, notamment sur les soins sans consentement, dans la même logique d’adhésion aux soins ;
· Orienter et coordonner le parcours des personnes concernées au plus près de leurs besoins ;
· Mettre en place des partenariats extérieurs avec le double objectif de permettre un accès rapide aux soins psychiatriques pour les personnes concernées et de limiter la désinsertion socio-professionnelle.
· La filière est dédiée à la prise en charge de personnes concernées présentant :
· Une décompensation psychiatrique nécessitant des soins rapides ou en urgence, avec une clinique trop sévère pour un suivi ambulatoire ou de secteur (décompensation dépressive ou maniaque d’un trouble bipolaire ou unipolaire, décompensation psychotique) ;
· Un état de crise psychique, défini comme une rupture de l’homéostasie de la personne sous l’influence de facteurs environnementaux (crise suicidaire chez une personne concernée avec un trouble de personnalité par exemple, trouble de l’adaptation chez un patient avec un handicap psychique), et pour laquelle le suivi psychiatrique habituel ne suffit pas.
La filière est actuellement composée de :
· Régulation et CMP d’accueil : La régulation constitue le pivot du parcours de soin des personnes concernées sur l’établissement, en recueillant les demandes de prise en soin des partenaires extérieurs et de proposer une solution adaptée à ces demandes de prise en charge, en coordination avec les secteurs. Le psychiatre régulateur valide les orientations proposées par les IDE régulateurs.Par ailleurs, le CMP d’accueil permet des suivis psychiatriques ponctuels par les médecins et par l’infirmier de pratique avancée du service pour des personnes concernées en décompensation psychiatrique aigue, tout en organisant la prise en charge au décours, ambulatoire ou sectorielle.
· UAEO (Unité d’Accueil, Evaluation et d’Orientation): unité d’hospitalisation de 9 lits, qui a pour mission d’intervenir au début de la prise en charge des troubles psychiatriques aigus, avec la double mission de traiter l’urgence (prise en charge de la crise suicidaire par exemple) et d’orienter vers les secteurs.
· UPSI (Unité Psychiatrique de Soins Intensifs): unité d’hospitalisation de 10 lits. Lorsque la clinique est sévère ou qu’il existe des troubles du comportement en lien avec les symptômes, l’hospitalisation se fait sur l’UPSI. L’unité dispose de 6 CSI (chambre sécurisé et d’isolement) et de 4 chambres standardisées. La présence d’un effectif important associée à un faible nombre de personnes concernées, permet des prises en charges intensives.
· USAI1 & USAI2 : Deux unités de soins intensifs (USAI) de 23 lits, fermées, permettant la prise en charge de décompensations psychiatriques aigues avec une clinique justifiant une surveillance médico-soignante rapprochée comme, par exemple, un risque suicidaire important ou des troubles du comportement et des mises en danger dans le cadre d’une pathologie délirante et/ou thymique. Elles accueillent donc les patients en soins sans consentement, mais aussi en soins libres et sous-main de justice.
· USICS : Unité d’hospitalisation ouverte de 20 lits, avec pour mission de réaliser des hospitalisations courtes, intersectorielles sur l’établissement. Il accueille spécifiquement les premières prises en charges psychiatriques sur l’établissement, dans une optique de déstigmatisation.
· L’EIPP (équipe intervention précoce dans les troubles psychotiques) est une unité ambulatoire de case management pour les premiers épisodes psychotiques ou jeunes à profil UHR (Ultra Haut Risque de transition), proposant un accompagnement par du case management clinique de 3 ans aux jeunes de 15 à 35 ans ayant présenté un PEP (premier épisode psychotique) ou UHR (Ultra Haut Risque de psychose), des secteurs géographiques du CHSM. L’objectif de l’équipe est de coordonner au mieux le parcours de soin des personnes concernées dans une optique de rétablissement.
· A terme, un hôpital de jour de soins intensifs de 10 lits permettant la prise en charge de personnes concernées ne justifiant pas d’une hospitalisation temps plein ou d’un suivi ambulatoire pour leur trouble psychiatrique aigu.
La pratique avancée
L'infirmier exerçant en pratique avancée dispose de compétences élargies, par rapport à celles de l'infirmier diplômé d'Etat, validées par le diplôme d'Etat d'infirmier en pratique avancée.
Il participe à la prise en charge globale des patients dont le suivi lui est confié par un médecin ou s'adressant directement à lui. La conduite diagnostique et les choix thérapeutiques sont définis par le médecin lui ayant confié le suivi du patient.
L'infirmier exerçant en pratique avancée apporte son expertise et participe, en collaboration avec l'ensemble des professionnels concourant à la prise en charge du patient, à l'organisation des parcours entre les soins de premier recours, les médecins spécialistes de premier ou deuxième recours et les établissements et services de santé ou médico-sociaux.
Missions générales de l’IPA sur la filière SAI
Accompagnement des parcours complexes entre l’intra et l’extra hospitalier.
Apport des compétences en pratiques avancées et du regard clinique de l’IPA au bénéfice de la filière.
Missions principales
Suivi des patients et coordination de parcours (évaluation clinique, diagnostic infirmier, projet thérapeutique personnalisé, Prescription, coordination de parcours…)
L’IPA exerce sa fonction auprès des patients complexes de la filière qui lui sont confiés par le médecin de l’unité. Il a en charge l’organisation et la coordination des parcours de soins. Il travaille en étroite collaboration avec les équipes de soins mais également avec les différents partenaires intra (EIPP, U.A..) et extra hospitalier (acteurs sanitaires, médicosociaux, sociaux). Il intervient également auprès des familles. Sensibilisé aux axes du rétablissement, il propose des choix d’adaptation thérapeutique mais également une organisation, une construction et une coordination de projet de soin en veillant à toujours mettre le patient au centre de sa prise en charge (en favorisant les ressources et l’auto-détermination) et dans ce cadre peut initier des synthèses cliniques, en présence de la personne concernée.
En ambulatoire, il accompagne le patient jusqu’au relais de suivi avec le psychiatre traitant de son secteur ou en libéral en adaptant les propositions thérapeutiques et d’accompagnement (leviers d’empowerment comme la RPS, soins de support…).
Actions d’éducation thérapeutique et de réhabilitation psychosociale
L’IPA de la filière SAI peut proposer des outils de gestion de crise (plan de crise conjoint…) ainsi que des outils d’éducation thérapeutique. Il prend en compte l’environnement et les proches et peut orienter vers des séances BREF.
Contribution à la prévention, la recherche et l’amélioration des pratiques
De par sa formation et son métier socle, l’IPA de la filière est force de proposition auprès des équipes de soins mais également auprès des partenaires extérieurs (sanitaires, médico-sociaux). Il organise ou participe à des formations à la demande des équipes sur les thématiques retenues (les médicaments, les pathologies, exploiter une situation clinique…).
Il est un acteur du repérage des dilemmes éthiques et accompagne à la mise en œuvre d’une réflexion autour de l’équation bénéfice risque. Il veille sur l’accès et le maintien des droits de la personne. L’IPA organise et anime des actions relatives à l’analyse des pratiques professionnelles des équipes dans un souci d’amélioration et d’évolution des prises en soins. Il concourt particulièrement à la politique du moindre recours à la coercition de l’institution.
Il organise et anime des travaux relatifs à l'analyse de l'évaluation des pratiques professionnelles ainsi qu’aux retours d'expériences. L’IPA Participe à l'élaboration et à l'évaluation des protocoles de soins. Il promeut et met en œuvre des pratiques professionnelles fondées sur les recommandations de bonnes pratiques, notamment autour du risque suicidaire.
Il participe à l’EPP mesures anticipatoires en psychiatrie.
Il rédige son rapport d’activité annuelle chiffré et en mettant en exergue les réussites et les freins.
Il peut intervenir sur des travaux de recherche.
Projets et perspectives
L’IPA pourra voir ses missions (et donc cette fiche de poste) évoluer en fonction de l’avancée du projet de filière (fermeture UPSI ; transfert des CSI sur les USAI ; ouverture HDJ de soins intensifs ; évolution projet USICS…). Plus largement dans la filière l’IPA sera partie prenante de l’évolution des pratiques orientées rétablissement et autour du moindre recours, en favorisant la montée en compétences et de la posture réflexive des équipes.
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