Contexte du recrutement et définition de poste :
Contexte général
L’aménagement des espaces littoraux a été dominé pendant des siècles par la construction d’ouvrages séparant la terre de la mer, notamment pour protéger les populations des submersions marines. Dans les marais littoraux, de tels ouvrages ont le plus souvent également permis de soustraire des terres à l’influence de la marée, en particulier pour y développer des activités agricoles. Or, ce « gain » de terres sur la mer est de plus en plus remis en question pour des raisons économiques et environnementales : d’une part du fait du passage d’un principe de défense à celui d’adaptation pour lutter contre les submersions et d’autre part via la reconnaissance de l’importance de la biodiversité et de la fonctionnalité écologique des marais littoraux. La « dépoldérisation » qui permet la remise en eau ou reconnexion à la mer de ces espaces est donc une manière de répondre aux objectifs de gestion du littoral tant pour la préservation d’espaces naturels littoraux que pour la lutte contre les risques de submersion.
La reconnexion à la mer induit un bouleversement des équilibres écologiques au sein des espaces anciennement poldérisés. Le processus de restauration comporte une phase initiale de destruction des milieux présents (s’ils existent) puis une phase de rétablissement des conditions halophile et un processus de recolonisation par des populations végétales et animale adaptées.
Situés sur les communes de Sallenelles et Merville-Franceville-Plage, les terrains François sont au cœur de l’estuaire de l’orne qui présente des intérêts écologiques majeurs. Polder depuis les années 60, ils offraient un paysage hétérogène composé de prairies humides, roselières, pelouses et friches humides. Leur usage agricole a progressivement disparu. Dans le cadre de la compensions écologiques de l’extension du port de Caen-Ouistreham, une opération de reconnexion à la mer des terrains François a été réalisée en 2021. Cette mesure compensatoire est inscrite dans le document d’objectif NATURA 2000 et dans le plan de gestion de l’estuaire de l’Orne, mené par le Conservatoire du Littoral, propriétaire des terrains François. Cette opération doit faire l’objet d’une évaluation écologiques afin d’en vérifier l’efficacité et un comité de suivi a été mis en place.
Structure d’accueil et partenariat
Le/la stagiaire sera accueilli au sein du Laboratoire Géoarchitecture. Territoires, Urbanisation, Biodiversité, Environnement, Université de Bretagne Occidentale (Brest).
Le Laboratoire est une équipe pluridisciplinaire dont les travaux visent à une connaissance approfondie des différentes composantes écologiques, économiques, urbanistiques et sociologiques des espaces naturels, urbains ou ruraux en vue d’une approche complète et intégrée de l’aménagement du territoire.
Au sein du Laboratoire l’équipe a porté un programme de recherche portant sur la dépoldérisation des marais littoraux (programme DPM). Ce programme visait à caractériser les dynamique écologique et sociale initiale se mettant en place lors des opérations de dépoldérisation. Il s’appuie sur l’observation de différents sites du littoral Manche-Atlantique. En complément de ce programme, le laboratoire a été sollicité par « ports de Normandie » pour le suivi écologique du polder des « Terrains François » situé dans l’estuaire de l’Orne, sur la période 2022-2026.
En 2026, un suivi des différents compartiments écologique (flore, faune, sol…) doit être réalisée ainsi qu’une évaluation globale à + 5 ans de l’opération)
Objectif du stage
Le/la stagiaire aura pour mission d’identifier et de caractériser les dynamiques écologiques en œuvre sur le site des Terrains François et d’établir une évaluation écologique globale de l’opération.
Sur la base du dispositif de suivi mis en place sur le site, cette analyse s’appuiera sur l’étude de différents compartiments de l’écosystème : Végétation, Benthos, Peuplement Ichtyologique, Arthropodes, Sédiments. Une approche paysagère est également intégrée à l’évaluation.
Selon ses compétences naturalistes et écologiques, il/elle devra, en lien avec les membres du laboratoire, :
1. Réaliser des relevés de végétation (cadrats et relevés phytosociologiques) et mettre à jour la cartographie du site ;
2. Réaliser ou aider à la réalisation de prélèvement et d’identification des arthropodes
3. Réaliser ou aider à la réalisation de prélèvement et d’identification des poissons fréquentant le site
4. Réaliser des prélèvements en vue de l’identification du benthos
5. Réaliser des mesures physico-chimique (salinité,..)
6. Réaliser des mesures accrétion sédimentaire
7. Analyser et synthétiser les résultats et mettre en relation avec le contexte local et rédiger un rapport de synthèse pouvant aboutir à une publication scientifique en collaboration avec les membres du programme.
Il participera également ponctuellement à des suivis sur d’autres sites du programme DPM
Selon ses compétences il pourra également aborder les dynamiques sociales via la réalisation d’entretien auprès des acteurs locaux.
Durée du stage : 6 mois (stage de fin d’études) à partir de mars ou avril 2026
Indemnisation : Selon le barème d’indemnité en vigueur + frais de déplacements.
Contact : Xavier Dauvergne :
Profil recherché :
Profil recherché :
8. Master 2 d’Écologie ou école d’ingénieur dans le domaine de l’environnement ;
9. Solides connaissances en botanique et/ou entomologie, SIG et écologie de la restauration ;
10. Intérêt ou connaissances sur les milieux littoraux
11. Rigueur scientifique, autonomie, aptitude pour le terrain, sens de l’organisation;
12. Qualités rédactionnelles, aptitude à travailler en équipe, bon relationnel ;
13. Maitrise des outils statistiques couramment utilisés en écologie ;
14. Permis B indispensable (remboursement des frais de déplacements sur les sites d’études si nécessaire).
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