Description du Poste Sujet De Thèse Ce projet doctoral s’inscrit dans le cadre des projets PEPR RESILIENCE et ITEM OASIS, visant à soutenir le développement de la résilience des villes face au changement climatique, à la pollution de l’air et aux îlots de chaleur urbains. Il se concentre sur la réduction des émissions de CO₂ à Marseille et, dans une moindre mesure, à Lille. Les villes représentent plus de 70 % des émissions fossiles de CO₂, mais les inventaires urbains présentent des incertitudes significatives. Les mesures atmosphériques constituent une méthode robuste pour améliorer ces inventaires et évaluer l’efficacité des politiques climatiques urbaines. Le doctorant/la doctorante développera une méthode de suivi atmosphérique permettant de suivre l’évolution des concentrations de CO₂ en fonction des mesures de réduction urbaines mises en œuvre à Marseille (et dans un second plan à Lille), en s’appuyant sur des jeux de données continues provenant des observatoires de Marseille-Longchamp et de Haute Provence et collectées depuis 2016. il/elle analysera comment les émissions anthropiques, les flux biogéniques et les conditions atmosphériques influencent les concentrations de CO₂, en utilisant les périodes des confinements liés à la COVID-19 comme cas d’étude. De plus, des campagnes de terrain menées à Marseille et à Lille permettront d’étudier l’impact des aménagements urbains sur les concentrations de CO₂. Des analyses isotopiques du carbone seront réalisées en collaboration avec l’Infrastructure de Recherche Européenne ICOS afin d’identifier les sources d’émissions. Une classification robuste des données de CO₂ en fonction des conditions environnementales permettra de comparer de manière fiable l’évolution annuelle de ce gaz et, dans la mesure du possible, de développer un ou plusieurs indicateurs pour évaluer l’efficacité des politiques de réduction de ses émissions. Le travail s’appuiera sur les données de plusieurs inventaires d’émissions, sur des mesures in-situ et sur des mesure de télédétection Lidar. Le doctorant évaluera aussi l’intérêt des mesures satellitaires pour le suivi local du CO₂. s▪ Analyser les rapports du CO₂ et des espèces co-émises pour les comparer avec les inventaires d’émissions afin d’aider à l’amélioration de ces derniers le cas échéant.▪ Développer une méthode de clustering efficace selon les situations atmosphériques pour comparer les données collectées d’une année à l’autre dans des conditions similaires.▪ Exploiter les données spatiales pour évaluer l’évolution de l’aménagement urbain et des émissions de CO₂.▪ Étudier les données de la période COVID pour identifier les changements de sources.▪ Contribuer à la collecte, au traitement et au suivi de la qualité des mesures de terrain sur le site Marseille-Longchamp, et participer aux campagnes de terrain.▪ Proposer ou justifier l’impossibilité de créer un indicateur de suivi de l’évolution des émissions de CO₂ basé sur les mesures atmosphériques et les inventaires ▪ Traiter, calibrer et qualifier les données de terrain et de campagnes, incluant le traitement Lidar aérosols (532 et 808 nm).▪ Classer les mesures de CO₂ selon les conditions atmosphériques (vent, température, hauteur de couche limite, pression, précipitations, humidité).▪ Participer aux campagnes de mesures et à la maintenance des instruments.▪ Réaliser des analyses de rétro-trajectoires pour identifier l’origine des masses d’air et des sources (analyses de type W-PSCF/W-CWT) .▪ Collecter et analyser les données spatiales sur le CO₂ et les traceurs d’émissions.▪ Étudier l’évolution des émissions de CO₂ sur 10 ans via divers inventaires d’émissions.▪ Collaborer avec le consortium RESILIENCE pour évaluer les mesures de réduction.▪ Synthétiser les mesures de réduction des émissions et analyser l’évolution des puits de carbone en s’appuyant sur données in-situ, spatiales et bibliographiques. Éventuellement, faire le bilan Carbone des actions réalisées depuis 2016 et des coûts associés. Votre Environnement de Travail Le doctorant/la doctorante sera intégré(e) au groupe Atmosphère de l’équipe PAHIS à l’IMBE. Il/elle bénéficiera d’un soutien pour la maintenance des instruments et la gestion des données. Des réunions hebdomadaires et un comité de suivi assureront le bon déroulement de la thèse. Il/elle participera au consortium pluridisciplinaire du projet PEPR RESILIENCE réunissant physiciens, chimistes, géographes, urbanistes, sociologues et experts en inventaires d’émissions. Contraintes et risques • Master 2 en sciences atmosphériques ou domaine similaire.• Compétences en programmation (R) et en analyse statistique.• Connaissances en télédétection requises.• Français courant.• Anglais niveau B1 minimum.• Minutieux, proactif, réactif et capable de travailler en équipe.• Aptitude au travail de terrain et à la manipulation d’instruments.• Permis B souhaité.• Campagnes intensives à Marseille (septembre) et Lille (juin).• Journées ponctuellement denses sur le terrain.• Réactivité nécessaire pour aider à résoudre les problèmes instrumentaux. Rémunération et avantages Rémunération La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel Congés et RTT annuels 44 jours Pratique et Indemnisation du TT Pratique et indemnisation du TT Transport Prise en charge à 75% du coût et forfait mobilité durable jusqu’à 300€ À propos de l’offre Référence de l’offre UMR7263-KHEBOU-061 Section(s) CN / Domaine de recherche Surface continentale et interfaces À propos du CNRS Le CNRS est un acteur majeur de la recherche fondamentale à une échelle mondiale. Le CNRS est le seul organisme français actif dans tous les domaines scientifiques. Sa position unique de multi-spécialiste lui permet d’associer les différentes disciplines pour affronter les défis les plus importants du monde contemporain, en lien avec les acteurs du changement. Le CNRS Les métiers de la recherche
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