Cette thèse sera réalisée dans le cadre d'un partenariat multisite entre deux laboratoires d'accueil, l'ANSES (Maisons-Alfort, France) et le LABERCA (Nantes, France), offrant un environnement scientifique complémentaire et interdisciplinaire.
L'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l'animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.
Environnement de travail, missions et activités
Les unités d'accueil
L'Anses est l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. C'est un établissement public à caractère administratif sous la tutelle des ministères de la santé, de l'environnement, de l'agriculture, du travail et de la consommation. Agence d'expertise scientifique, elle surveille et évalue les risques sanitaires, auxquels elle consacre aussi des activités de recherche. Elle contribue à faire progresser les connaissances scientifiques en appui aux décideurs publics, y compris en cas de crise sanitaire (https://anses.fr/fr).
Le LABERCA (LABoratoire d'Étude des Résidus et Contaminants dans les Aliments) est une unité mixte de recherche de L'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) et l'École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l'Alimentation (Oniris VetAgroBio, Nantes), établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP) placé sous la tutelle du ministre chargé de l'agriculture (MAP). Le laboratoire développe des méthodologies analytiques ciblant la caractérisation de dangers chimiques à l'état d'ultra-traces et fondées sur la spectrométrie de masse à haute résolution, en exposomique et métabolomique, intégrées à des stratégies avancées de modélisation. Les activités sont conduites dans un cadre qualité combinant accréditation (ISO 17025, ISO 17043) et certification (ISO 9001:2015). L'UMR réunit des expertises complémentaires en chimie analytique, toxicologie, épidémiologie et modélisation quantitative. (https://www.laberca.org/).
Projet de thèse
L'alimentation est l'une des principales sources d'exposition de la population générale aux contaminants, qu'ils soient d'origine anthropique (retardateurs de flamme, plastifiants) ou géologique (métaux lourds), comme le montrent les études de l'alimentation totale menées dans plusieurs pays européens. L'évaluation du risque lié à ces substances se heurte à deux défis majeurs : la présence de mélanges complexes dont le risque cumulatif reste difficile à caractériser, et la nécessité de reconstituer une exposition chronique sur l'ensemble de la vie. Nos travaux ont démontré l'utilité de la modélisation toxicocinétique à base physiologique (PBPK) pour reconstruire l'exposition interne à des contaminants organiques (PCB, BPA) et des métaux lourds (Cd, Pb, Hg, As) à partir de données alimentaires externes.
Cette thèse a pour objectif globale évaluer l'impact des polluants organiques persistants (POP) tels que les PCB, PFAS, dioxines, ou les pesticides organochlorés, résultant de l'exposition alimentaire à des produits chimiques tout au long de la vie, en prenant en compte les effet mélange, leur bioaccumulation dans l'organisme et l'impact sanitaire compte tenu de plusieurs effets sur la santé, en utilisant des données épidémiologiques et toxicologiques publiés structurés en « Adverse Outcome Pathways » (AOP).
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