Contexte du recrutement et définition de poste :
Titre du projet de thèse
Renforcer la résilience des dunes face aux impacts anthropiques, aux espèces végétales exotiques envahissantes et au changement climatique
Résumé du projet de thèse
Les systèmes dunaires côtiers sont des écosystèmes dynamiques et multifonctionnels qui jouent un rôle clé dans la protection du littoral, la conservation de la biodiversité et la valeur paysagère, en particulier dans le contexte méditerranéen. Cependant, ils sont de plus en plus menacés par les effets combinés du changement climatique, des espèces végétales exotiques envahissantes, de l'altération des dynamiques sédimentaires et des pressions anthropiques (urbanisation, tourisme et infrastructures côtières). Ces facteurs perturbent la composition des communautés végétales, le fonctionnement géomorphologique et la connectivité des populations, affaiblissant la résilience des dunes et compromettant leur rôle de solutions fondées sur la nature pour la lutte contre l'érosion et les submersions marines. Malgré les efforts croissants de restauration, d'importantes lacunes subsistent sur (i) l’adéquation écologique et la localisation des plantations, (ii) la provenance génétique des semences/plants utilisés, et (iii) l’ampleur réelle et les facteurs des invasions biologiques en milieux sableux côtiers.
Ce doctorat s'inscrit dans l'AFLE (Aire Fonctionnelle Littorale Est), région transfrontalière franco-espagnole du nord-ouest de la Méditerranée qui englobe une grande diversité de milieux géomorphologiques, de régimes de gestion et statuts de conservation des espèces, et où les dunes naturelles ne représentent plus que 16 % du linéaire côtier. Cette région constitue un laboratoire à ciel ouvert idéal pour des analyses comparatives des systèmes plage-dune, allant de contextes fortement urbanisés à semi-naturels ou protégés. Ce territoire est soumis à une forte pression humaine, à des modifications anciennes du trait de côte et à une gouvernance fragmentée, tout en abritant des habitats dunaires d’intérêt patrimonial et des espèces végétales menacées ou endémiques.
L'objectif de ce projet est d'améliorer la résilience et la stabilité fonctionnelle des dunes méditerranéennes en reliant la dynamique des communautés végétales, la pression exercée par les espèces exotiques envahissantes et les processus génétiques à l’échelle des populations afin d'orienter les actions de conservation et de restauration fondées sur des données scientifiques. Trois objectifs structurent les activités de recherche : (i) évaluer la composition des communautés végétales, la richesse spécifique et la structure de la végétation dans des systèmes plages-dunes contrastés afin de quantifier l'intégrité et l'état de succession écologique ; (ii) évaluer la répartition, les facteurs déterminants et les impacts des espèces exotiques envahissantes afin d'éclairer les mesures de gestion adaptées au contexte et tenant compte de la géomorphologie ; (iii) évaluer la diversité génétique et la structure des populations pour orienter les stratégies de renforcement des populations et de flux génétique assisté qui favorisent leur persistance à long terme. Une attention particulière sera accordée aux espèces spécialisées et menacées des dunes tels que Achillea maritima, afin d'évaluer les goulets d'étranglement démographiques, l'érosion génétique et l'efficacité des efforts de translocation passés.
Les résultats attendus incluent l’identification de décalages entre pratiques de restauration et fonctionnement naturel (espèces implantées hors niche écologique/géomorphologique ou issues de pools génétiques non locaux), ainsi qu’une évaluation intégrée de la répartition des invasions biologiques dans les dunes de l’AFLE, en lien avec l’usage des sols, la gestion et la géomorphologie. En combinant approches communautaires, paysagères et génétiques des espèces, le projet produira des recommandations opérationnelles pour une restauration et une conservation des dunes cohérentes écologiquement, informées génétiquement et transférables à d’autres régions côtières méditerranéennes et européennes.
La rémunération est fixée par décret ministériel et peut évoluer avec le temps (actuellement environ 3300 € brut, incluant la contribution de l'université à la mutuelle de santé dans le coût employeur à laquelle n'est pas obligé.e de souscrire. Il ou elle pourrait aussi bénéficier de primes ou indemnités liées à sa situation personnelle, impossible à quantifier pour le moment : SFT, prime transport, prime mobilité durable...
Cette offre a été soumise à l'ADUM et les candidats doivent soumettre leur candidature sur l'ADUM au plus tard le 7 avril 2026.
Les candidats potentiels sont vivement encouragés à contacter les encadrants (Valérie Hinoux, ; Moaine El Baidouri, et Carla Garcia-Lozano, ) dès que possible afin de discuter de leur candidature et de s'assurer qu'elle est en adéquation avec le projet (joindre et lettre de motivation).
En effet, le concours oral aura lieu le 13 avril 2026 et cela laisse peu de temps pour préparer au concours. Toutes les informations détaillées (contexte scientifique, objectifs, encadrement, profil requis) sont disponibles sur la plateforme ADUM.
Profil recherché :
Le ou la candidat(e) devra être titulaire d’un Master en biodiversité, écologie, évolution et posséder de solides connaissances en écologie, botanique, biologie de la conservation, génétique des populations, biostatistiques (R, Rstudio/Posit), bio-informatique (Linux/Unix) et cartographie (QGIS).
Bien que cela ne constitue pas un prérequis en soi, une maîtrise du français et de l’espagnol (castillan) et/ou du catalan serait appréciée car cela favoriserait les interactions au sein des projets transfrontaliers.
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