Mission : Malgré les efforts internationaux coordonnés et les progrès constants réalisés dans la modélisation des calottes glaciaires, la prévision de l'élévation future du niveau de la mer reste un défi scientifique majeur. Les estimations actuelles pour l'an 2300 varient entre 0,5 mètre et plus de 15 mètres (GIEC, 2023). Cette grande incertitude tient en partie à notre compréhension limitée des processus physiques clés. La représentation numérique de ces processus – associée à la diversité des échelles de temps impliquées – pose des défis importants pour la robustesse tant des projections futures que des reconstitutions du passé. Au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE), nous développons le modèle polyvalent de calotte polaire GRISLI (Quiquet et al., 2018). GRISLI est utilisé pour simuler l'évolution future des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique à l'échelle centenaire (par exemple, Quiquet et Dumas, 2021) et pour reconstruire les paléocalottes glaciaires sur des périodes plus longues (van Aalderen et al., 2024). Le modèle a également été récemment adapté pour étudier des planètes extraterrestres (Schmidt et al., 2024). Ce poste à pourvoir vise à relever les défis de longue date liés à la modélisation des calottes polaires, notamment la dynamique de la ligne d'échouage (interactions glace-océan) et la friction basale. L'un des principaux objectifs est d'améliorer la représentation par le modèle des processus à l'échelle sous-maille, soit par un raffinement de la maille (zoom), soit par des techniques d'apprentissage automatique. Les implémentations seront évaluées à l'aide de cas tests de référence. L'accent sera mis sur l'amélioration des performances du modèle et l'automatisation des méthodologies de spin-up. Ce poste s'inscrit dans le cadre du projet TRACCS-PC9-ISCLIM, qui vise à étudier l'évolution des calottes polaires, à préciser leur contribution à l'élévation du niveau de la mer et à explorer leurs interactions avec d'autres composantes du système climatique. Le candidat retenu travaillera en étroite collaboration avec une équipe d'ingénieurs et de chercheurs participant au projet ISCLIM. Activités : L'ingénieur de recherche recruté participera aux activités suivantes : Développement de modèles et stabilité numérique • Implémentation de processus physique sous-maille et/ou de nouvelles paramétrisations. • Garantir la stabilité numérique par le biais d'expériences sur des cas tests idéalisés. Simulation et évaluation • Réaliser des simulations sur des supercalculateurs nationaux et produire des diagnostics afin d'évaluer le modèle et de valider les nouveaux développements.. Optimisation et modernisation du code • Paralléliser le code à l'aide de MPI et d'OpenMP. • Moderniser l'architecture du code (Fortran). • Améliorer la méthode d'initialisation actuelle (spin-up) basée sur l'inversion de vitesse à l'aide de procédures itératives. Collaboration et documentation • Collaborer avec l'équipe de chercheurs et d'ingénieurs du projet ISCLIM, en participant à des réunions régulières pour rendre compte des progrès réalisés. • Produire de la documentation technique sur les développements et fournir une assistance aux utilisateurs (RE). • Possibilité de publier les avancées méthodologiques dans des revues spécialisées (par exemple, Geoscientific Model Development).
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