Au cours des 20 dernières années, l'analyse du cycle de vie (ACV) a été de plus en plus utilisée pour évaluer les impacts environnementaux potentiels de l'utilisation du sous‑sol dans une perspective berceau à la porte.
De plus, plusieurs études récentes à résolution spatiale explicite ont quantifié la part des activités minières dans des zones soumises à de fortes contraintes environnementales (stress hydrique, occupation des sols).
Cependant, il reste nécessaire d'améliorer de façon significative à la fois les méthodes et les données mis en œuvre dans la pensée du cycle de vie, pour une empreinte environnementale cohérente, complète et représentative de l'évaluation des usages du sous‑sol.
Ce post-doctorat est financé dans le cadre du projet LCA‑TASE, financé par France 2030. LCA‑TASE vise à fournir aux acteurs français de la transition énergétique des méthodologies avancées d'analyse du cycle de vie (ACV) afin de disposer de métriques fiables sur les impacts environnementaux, sociaux et économiques des énergies renouvelables, à savoir le photovoltaïque et les éoliennes, pour évaluer leur soutenabilité d'un point de vue du cycle de vie.
Le·la candidat·e enrichira les connaissances actuelles sur l'empreinte environnementale de l'extraction et du traitement des matières premières pour la production de PV.
Le travail s'appuiera d'abord sur un outil de scrapping, déjà développé et testé au BRGM, pour extraire massivement les données environnementales (et connexes) associées à la production des matières premières : consommation d'énergie, consommation d'eau, émissions dans l'environnement, procédés, géologie des gisements, etc.
Les données seront extraites en se concentrant sur les matières premières pour la production de PV, en prenant en compte les rapports environnementaux, les articles scientifiques et d'autres sources.
Les jeux de données compilés seront ensuite :
i) traités, afin de dériver des jeux de données d'inventaire du cycle de vie à jour, plus cohérents et détaillés, adaptés au projet
ii) et analysés, afin d'informer sur les impacts environnementaux induits par l'extraction et le traitement des matières premières pour le PV.
Dans la dernière partie de ce post-doctorat, le candidat abordera les risques environnementaux auxquels sont confrontées les chaînes d'approvisionnement de matières premières ; à savoir établir un lien entre les résultats de ce travail sur l'empreinte environnementale globale et locale des matières premières pour le PV (changement climatique, utilisation de l'eau, occupation des sols, etc.) et l'évaluation de la criticité.
Le·la candidat·e diffusera les résultats des activités à son équipe du BRGM, au consortium du projet LCA‑TASE et à la communauté scientifique, par la rédaction d'articles scientifiques et la participation à des conférences.
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