Dans le cadre du Programme et équipement prioritaire de recherche Risques (IRiMa), le projet COCHAIR intègre une chaire collective dénommée « Culture et médiation des risques » (chaire 4) qui a pour objectif d’analyser, d’expérimenter et de structurer les pratiques de médiation scientifique liées aux risques naturels, en particulier telluriques. Elle vise à renforcer les cultures du risque par le dialogue entre recherche, société et territoires, en développant des dispositifs innovants de transmission des connaissances, pouvant faire appel à la mémoire et au patrimoine local, en évaluant leurs effets sur les publics et en favorisant l’ancrage territorial des actions de médiation, notamment dans les contextes ultra-marins fortement exposés aux aléas volcaniques et sismiques. Dans ce cadre, l’ingénieur·e d’étude en médiation scientifique exercera ses missions au sein de l’Observatoire volcanologique et sismologique de Martinique. Ses missions s’articuleront autour de trois grands domaines d’activités : La personne recrutée participera au développement et à l’animation d’un réseau d’acteurs (institutions, associations, acteurs éducatifs, etc.) impliqués dans la médiation des risques telluriques en Martinique, afin de favoriser les coopérations et les démarches conjointes. Elle mènera une analyse des stratégies et modalités de communication et de médiation existantes, y compris celles des observatoires volcanologiques et sismologiques, et formulera pour ces derniers des propositions d’évolution adaptées aux spécificités des territoires ultra-marins. Elle pilotera et coordonnera pour l’OVSM et dans le cadre de COCHAIR des projets de communication et de médiation à dimension scientifique, artistique, patrimoniale et culturelle en lien avec les acteurs des territoires. Elle mettra en place des outils d’étude et d’évaluation de l’impact des actions scientifiques, culturelles et artistiques conduites autour des risques telluriques, en mobilisant des approches qualitatives et quantitatives. Il ou elle contribuera également à la conception et à la production d’éléments de communication multi-supports (imprimés, numériques, audiovisuels, dispositifs scénographiques) valorisant et rendant accessibles les travaux scientifiques menés sur les risques telluriques dans les territoires ultra-marins et en particulier par les observatoires volcanologiques et sismologiques de l’IPGP. Dans ce cadre elle sera en relations régulière avec les autres observatoires gérés par l’IPGP, le service de communication de l’IPGP et les participants des différentes chaires du projet COCHAIR, notamment les co-porteurs de la chaire « Culture et médiation des risques ». L’ingénieur·e d’étude recruté·e sera placé·e sous la direction du directeur de l’OVSM. Il ou elle aura également des relations fonctionnelles avec les deux autres co-porteurs de la chaire 4 de COCHAIR. Compétences attendues Connaissances Techniques de communication Connaissances de base dans le domaine des géosciences et en particulier des risques volcaniques et sismiques Environnement et réseaux professionnels Théorie et concepts de la communication Outils et technologies de communication et de multimédia Sociologie des publics Médiation de l'information Techniques d'expression orale Langue anglaise : B1 à B2 (cadre européen commun de référence pour les langues) Compétences opérationnelles Piloter un projet Savoir représenter l'établissement Initier et conduire des partenariats Communiquer et faire preuve de pédagogie Coordonner et animer des activités pédagogiques Réaliser des évaluations et des bilans Apporter une réponse personnalisée Adapter son comportement aux différents types de public Formation et expérience nécessaires > Expérience minimale : 1 an > Niveau ou diplôme : BAC 5 (diplôme de master, d’ingénieur ou équivalent) Contraintes et risques La personne recrutée sera affectée à l’Observatoire volcanologique et sismologique de la Martinique (OVSM-IPGP) où le travail est varié et pluridisciplinaire, en laboratoire et parfois en environnement naturel. Ce poste requiert un relationnel adapté à un travail quotidien en équipe restreinte mais aussi dans les interactions à mener avec différents acteurs externes (autorités, partenaires culturels, public, scolaires). Le travail s’effectuera principalement au sein des locaux de l’OVSM, situés en milieu isolé. Des déplacements seront nécessaires sur l’ensemble du territoire en Martinique, et s’effectueront avec un véhicule de service. Quelques déplacements sur le terrain seront également possibles, en accompagnement des personnels techniques de l’OVSM, dans des conditions de milieu tropical humide et montagneux. Des déplacements sont possibles en hexagone (Paris, Strasbourg), à l’observatoire volcanologique et sismologique de Guadeloupe, et auprès de partenaires scientifiques de l’OVSM-IPGP dans la région Caraïbe. Institut de recherche en géosciences de renommée mondiale fondé en 1921, associé au CNRS, établissement-composante d Université Paris Cité et regroupant plus de 500 personnes, l IPGP couvre toutes les disciplines des sciences de la terre et des planètes via l observation, l expérimentation et la modélisation, à toutes les échelles de temps et d espace. L IPGP a aussi la charge de services labellisés en volcanologie, sismologie, magnétisme, gravimétrie et érosion. Notamment, les observatoires permanents de l IPGP surveillent les 4 volcans actifs français d outre-mer en Guadeloupe, en Martinique, à la Réunion et à Mayotte (REVOSIMA). L IPGP héberge des moyens de calcul puissants et des installations expérimentales et analytiques de dernière génération et bénéficie d un soutien technique de premier plan. Pour en savoir plus : www.ipgp.fr L IPGP est en charge d observatoires permanents, parmi lesquels l Observatoire de l Eau et de l Erosion aux Antilles (ObsERA) et les Observatoires volcanologiques et sismologiques (OVS). ObsERA est un service national d observation (SNO) de l INSU-CNRS qui suit l activité de 4 bassins-versants instrumentés sur l île de Basse-Terre en Guadeloupe (mesure des taux de précipitations, débit des rivières, eaux souterraines, flux de sédiments et de matière organique dans les rivières et sur les versants, composition chimique des rivières et des sols, ). Les Observatoires volcanologiques et sismologiques assurent, quant à eux, la surveillance de l'activité sismique et volcanique dans les quatre départements d'outre-mer français (Guadeloupe, Martinique, Réunion et Mayotte). Afin de répondre au mieux aux exigences multiples liées au maintien et à l'exploitation des réseaux de surveillance sur le terrain, ObsERA et les Observatoires volcanologiques et sismologiques disposent d'un ensemble d'outils informatiques intégrés sous le système « WebObs ». Ce système, conçu et développé par les équipes de l'IPGP depuis 20 ans est constitué de scripts et codes dédiés ouverts et évolutifs permettant des traitements automatiques de données et une interface graphique via un serveur web sécurisé. L'ensemble a plusieurs objectifs : (1) accéder aux données pluridisciplinaires en temps-réel (brutes et validées) et à une interprétation de premier ordre permettant l'aide à la gestion scientifique de crise volcanique et sismique, (2) suivre et archiver toutes les métadonnées liées aux équipements de mesure (caractéristiques techniques, interventions sur les capteurs, ), (3) permettre la saisie/édition/archivage de données manuelles (bulletin sismique, géochimie, ) et (4) permettre la télésurveillance et le partage temps-réel de ces informations avec tous les acteurs scientifiques.
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