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Présentation INRAE
L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France.INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.
Environnement de travail, missions et activités
Vous serez accueilli(e) au sein de l’UMR UMET équipe Processus aux Interfaces et Hygiène des Matériaux (PIHM) qui est situé à proximité de l’Université de Lille. L’équipe PIHM s’intéresse à la compréhension des phénomènes bio-adhésifs se déroulant dans le secteur agroalimentaire lors de la transformation de produits issus de l’agriculture.
Contexte:
L’hygiène des surfaces dans les industries agroalimentaires constitue un enjeu majeur pour garantir la sécurité sanitaire des aliments et limiter la persistance des biofilms microbiens sur les équipements. Ces biofilms peuvent agir comme des réservoirs de microorganismes pathogènes, difficiles à éliminer par les stratégies conventionnelles de nettoyage et de désinfection. Face aux limites des tensioactifs et désinfectants issus de la pétrochimie, le développement de molécules biosourcées, efficaces et plus respectueuses de l’environnement représente une voie prometteuse pour améliorer la maîtrise des contaminations de surface.
Parmi ces molécules, les rhamnolipides occupent une place particulière. Ces biosurfactants glycolipidiques présentent des propriétés tensioactives, émulsifiantes, antimicrobiennes et antibiofilms, qui en font des candidats d’intérêt pour le développement de formulations de nettoyage durables. Ils sont naturellement produits par certaines bactéries, notamment Pseudomonas aeruginosa, l’un des modèles biologiques les mieux décrits pour l’étude de leur biosynthèse. Toutefois, le caractère pathogène opportuniste de cette espèce limite fortement son utilisation comme plateforme finale de production, en particulier pour des applications liées au secteur agroalimentaire.
Démarche scientifique et objectifs de la thèse :
L’un des enjeux de cette thèse sera donc d’utiliser P. aeruginosa comme modèle d’étude afin de mieux comprendre et piloter la biosynthèse des rhamnolipides, puis de transférer ces connaissances vers des modèles microbiens non pathogènes, plus compatibles avec une production sûre et durable. Cette transition mobilisera des approches complémentaires en microbiologie, biologie moléculaire et ingénierie des bioprocédés.
Dans une logique d’économie circulaire, la thèse s’appuiera également sur la valorisation de coproduits agricoles comme substrats fermentaires. L’objectif sera de réduire la dépendance aux matières premières raffinées en exploitant des ressources résiduelles issues des filières agroalimentaires, notamment des coproduits riches en sucres et ou en lipides. Une attention particulière sera portée aux étapes de prétraitement de ces matières premières afin d’améliorer leur biodisponibilité et leur bioconversion. Cette approche permettra d’identifier les conditions les plus favorables à une valorisation efficace des déchets agricoles, tout en limitant les coûts et l’impact environnemental des procédés. Elle contribuera ainsi à inscrire la production de rhamnolipides dans une démarche de valorisation territoriale et de réduction de l’impact environnemental des procédés.
Au-delà de la production microbienne, le projet intégrera une réflexion sur les étapes de récupération et de purification des rhamnolipides. Les procédés classiques reposent souvent sur des étapes consommatrices de solvants organiques, peu compatibles avec une logique de sobriété environnementale. La thèse visera donc à accompagner progressivement le passage vers des procédés de récupération plus sobres, en limitant l’usage de solvants et en privilégiant des stratégies compatibles avec une production durable, sans entrer dans une logique de purification excessive lorsque l’application visée ne le nécessite pas.
Les rhamnolipides obtenus seront caractérisés pour leurs propriétés fonctionnelles, notamment leurs activités tensioactives, antimicrobiennes et antibiofilms. Ces évaluations permettront d’orienter leur intégration dans des formulations biosourcées destinées au nettoyage durable et au contrôle des biofilms dans les environnements agroalimentaires.
L’objectif global de cette thèse est ainsi de développer une approche intégrée reliant :
* la maîtrise des procédés de production de rhamnolipides à partir de P. aeruginosa comme modèle de référence, puis leur adaptation à des modèles microbiens non pathogènes compatibles avec une production sûre et durable ;
* la valorisation de coproduits agricoles comme substrats fermentaires ;
* l’évolution vers des procédés de récupération plus sobres ;
* l’évaluation des propriétés fonctionnelles des rhamnolipides produits pour des applications en hygiène des surfaces.
Ce projet se positionne à l’interface entre microbiologie industrielle, biologie moléculaire, génie des procédés et économie circulaire. Il ambitionne de contribuer au développement de plateformes de production plus sûres, plus sobres et plus durables pour des biosurfactants d’intérêt industriel, avec des perspectives applicatives fortes pour le secteur agroalimentaire.
Transmettre une lettre de motivation, un CV, ainsi que les relevés de notes de Master 1 et Master 2, ou des deux dernières années d’école d’ingénieur.
Formations et compétences recherchées
Master/Ingénieur (Bac+5)
Le/la candidat(e) recherché(e) devra être titulaire, ou en cours d’obtention, d’un Master 2 ou d’un diplôme d’ingénieur en microbiologie, biotechnologies, génie des procédés, agroalimentaire ou domaine connexe.
Des compétences en culture microbienne, notamment en fermentation en milieu liquide, sont indispensables et constituent un prérequis pour ce projet de thèse. Des connaissances en chimie analytique, extraction de biomolécules, biologie moléculaire ou physicochimie constitueront un atout, ainsi qu’un intérêt pour le développement durable et l’économie circulaire. Les candidatures de profils motivés et curieux sont les bienvenues.
Votre qualité de vie à INRAE
En rejoignant INRAE, vous bénéficiez(selon le type de contrat et sa durée) :
- jusqu'à30 jours de congés+ 15 RTTpar an (pour un temps plein)
- d'un soutienà la parentalité : CESUgarded'enfants, prestations pour les loisirs ;
- de dispositifs de développement des compétences: formation, conseilen orientation professionnelle ;
- d'un accompagnementsocial : conseil et écoute, aides et prêts sociaux ;
- de prestationsvacancesetloisirs :chèque-vacances,hébergements à tarif préférentiel ;
- d'activitéssportivesetculturelles ;
- d'unerestaurationcollective.
Modalités pour postuler
J'envoie mon CV et ma lettre de motivation
Les personnes accueillies à INRAE, établissement public de recherche, sont soumises aux dispositions du Code de la fonction publiquenotamment en ce qui concerne l’obligation de neutralité et le respect du principe de laïcité. A ce titre, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’elles soient ou non au contact du public, elles ne doivent pas manifester leurs convictions, par leur comportement ou leur tenue, qu’elles soient religieuses, philosophiques ou politiques.> En savoir plus : site fonction publique.gouv.fr
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