Informations générales Organisme de rattachement CNRS Référence UMR5221-REMMER-005 Date de début de diffusion 19/05/2026 Date de parution 07/06/2026 Date de fin de diffusion 09/06/2026 Intitulé long de l'offre Thèse : Développement de matrices extracellulaires modèles à partir d’ADN (H/F). Date limite de candidature 09/06/2026 Nature du contrat CDD de 3 ans Versant Fonction Publique de l'Etat Catégorie Catégorie A (cadre) Nature de l'emploi Emploi ouvert uniquement aux contractuels Domaine / Métier Recherche - Chercheuse / Chercheur Statut du poste Vacant Intitulé du poste Thèse : Développement de matrices extracellulaires modèles à partir d’ADN (H/F). Descriptif de l'employeur Le Centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche pluridisciplinaire placé sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieure et de la Recherche. Créé en 1939 et dirigé par des scientifiques, il a pour mission de faire progresser la connaissance et être utile à la société dans le respect des règles d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique. Description du poste Sujet de thèse : L’ostéosarcome, tumeur osseuse maligne primitive la plus fréquente chez les enfants et jeunes adultes, se caractérise, comme de nombreuses autres pathologies (inflammation, fibrose), par une dérégulation de la matrice extracellulaire (MEC), dont les signaux mécaniques influencent directement le comportement cellulaire (prolifération, migration, différenciation) et jouent un rôle clé dans la progression tumorale. Les cellules cancéreuses invasives doivent s’adapter à un environnement mécanique hétérogène pour former des métastases (principale cause de mortalité). Des données préliminaires révèlent une différence fondamentale entre cellules invasives et non invasives dans leur capacité à percevoir et migrer sur des substrats viscoélastiques, suggérant un lien entre viscoélasticité de la MEC et potentiel métastatique. Pourtant, la plupart des études utilisent des hydrogels élastiques linéaires, négligeant cette propriété majeure des tissus biologiques, alors que des travaux récents montrent son impact fort sur le comportement cellulaire, y compris dans le cancer. Par ailleurs, mesurer les forces cellulaires dans des milieux viscoélastiques, où la déformation combine composantes élastiques et visqueuses, reste un défi. Nos travaux préliminaires ont démontré la possibilité de préparer des hydrogels d’ADN mécano fluorescent d’une part, et de viscoélasticité contrôlée d’autre part. [1,2] Nous avons également mis au point des méthodes de protection des gels contre la dégradation cellulaire et de fonctionnalisation pour l’ancrage cellulaire. L’objectif principal de cette thèse est donc de développer une matrice extracellulaire modèle à base d’ADN permettant de mimer les propriétés mécaniques (raideur, viscoélasticité) de la MEC saine et tumorale, de varier les caractéristiques biochimiques de l’environnement cellulaire (structure et densité de ligands), et de décrypter l’impact de la viscoélasticité sur les voies de mécanotransduction (YAP, MRTF) et sur l’invasion cellulaire. [1] P. Le Bourdonnec, C. Ferkous, L. Comunale, L. Cipelletti, R. Merindol, Adv. Mat. 2026, e16741. [2] R. Merindol, G. Delechiave, L. Heinen, L. H. Catalani, A. Walther, Nat. Commun. 2019, 10, 528. Contexte : La thèse se déroulera au sein de deux laboratoires montpelliérains : l’équipe Matière molle du Laboratoire Charles Coulomb (L2C), dédiée à la synthèse et à la caractérisation des hydrogels à base d’ADN, et l’équipe Signalisation tumorale du Centre de Recherche en Biologie Cellulaire de Montpellier (CRBM), où sera étudié le comportement cellulaire sur ces matériaux. Le doctorant ou la doctorante évoluera dans un cadre collaboratif, en interaction étroite avec une autre doctorante développant des hydrogels mécanofluorescents, dans le cadre d’un projet commun financé par l’ANR entre les deux laboratoires. Conditions particulières d'exercice Le Centre national de la recherche scientifique est l’une des plus importantes institutions publiques au monde : 34 000 femmes et hommes (plus de 1 000 laboratoires et 200 métiers), en partenariat avec les universités et les grandes écoles, y font progresser les connaissances en explorant le vivant, la matière, l’Univers et le fonctionnement des sociétés humaines. Depuis plus de 80 ans, y sont développées des recherches pluri et interdisciplinaires sur tout le territoire national, en Europe et à l’international. Le lien étroit que le CNRS tisse entre ses missions de recherche et le transfert vers la société fait de lui un acteur clé de l’innovation en France et dans le monde. Le partenariat qui le lie avec les entreprises est le socle de sa politique de valorisation et les start-ups issues de ses laboratoires (près de 100 chaque année) témoignent du potentiel économique de ses travaux de recherche. Descriptif du profil recherché Contraintes et risques : Travail en laboratoire de physico-chimie et de biologie cellulaire. Le respect des protocoles de sécurité est indispensables pour prévenir les accidents et garantir la protection de l’opérateur et de l’environnement. Temps plein Oui Rémunération contractuels (en € brut/an) La rémunération est d'un minimum de 2300,00 € mensuel Localisation du poste Europe, France, Occitanie, Hérault (34) Géolocalisation du poste MONTPELLIER Lieu d'affectation (sans géolocalisation) 34095 MONTPELLIER (France) Critères candidat Niveau d'études / Diplôme Niveau 8 Doctorat/diplômes équivalents Spécialisation Formations générales Langues Français (Seuil)
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